L'ORT Toulouse et ses formationss...  L'équipe de direction du centre Le geoupe de pilotage du télétravail Le concepteur et gestionnaire du site
 
 
 

 

 

 

1°) Que représente le Télétravail ?

- Pour 51 % des sondés le télétravail constitue  une organisation du travail permettant de travailler chez soi. 

Pour 14 % des interrogés, le télétravail permet de partager  son travail entre domicile et bureau. Pour exactement le même pourcentage, il est intéressant de constater que les personnes ne connaissent pas le télétravail et donc n'ont aucune idée sur le sujet.

De même, il est édifiant de souligner que pratiquement aucune personne sondée (seulement une seule) ne fait réellement un lien entre télétravail et Internet. Bien que le télétravail puisse tout à fait se pratiquer par d'autres voies (comme le fax), ce résultat reste assez surprenant.

 Enfin, pour 9 % des sondés, ce mode de travail est réservé principalement aux travailleurs indépendants. Là aussi, même si le taux est faible, il semble que cette pensée soit largement partagée dans les entreprises.

 2°) Avez vous expérimenté le Télétravail dans votre structure ? 

Les résultats montrent que dans notre région, très peu d'entreprises ont expérimenté le Télétravail : en effet, elles sont 91 % à répondre qu'elles n'ont pas testé cette formule de travail.

 3°) Dans le cadre d'une expérimentation du télétravail : c'est-à-dire seulement 9 % des sondés, il est intéressant d'avoir un regard sur les fonctions concernées par ce type d'organisation du travail :

- Pour 4,5 % , "en tête", on trouve la fonction Secrétariat et la fonction Commerciale 

- puis, avec 3 %, sont positionnées les fonctions : Standard/Accueil et Comptabilité, 

- les autres propositions (fonctions : marketing, P.A.O. et autres types de

  travaux comme les traductions) obtiennent des scores nuls.

- Dans la rubrique : "autres", une entreprise fait mention qu'elle a utilisé le télétravail en confiant une mission d'audit à un de ses salariés.

4°) Dans le cadre d'une non-expérimentation du Télétravail, c'est à dire dans 91 % des sondés, il a été demandé aux entreprises, si elles pensaient introduire un jour le travail à distance, voici les résultats :

- Le taux d'indécision à cette question est assez marqué : 19,5 % des entreprises interrogées ne se disent pas prêtes à introduire le travail à distance dans leur structure. Ce résultat mérite quelques commentaires. En effet, il apparaît clairement, lorsque l'on analyse de manière globale les réponses au questionnaire, que les sociétés interrogées préfèrent pour l'instant, se tourner vers d'autres formes d'organisation du travail : à 45 %.

 Les raisons à ceci peuvent être multiples :

-  10,5 % d'entre elles avouent que, pour elles, le télétravail reste une "utopie"  

-  10 % reconnaissent ne pas être équipées correctement ;

-  7,5 % pensent que leurs salariés ne sont pas prêts à travailler de cette façon là ; 

-  enfin, 3 % ne cachent pas leur préférence pour la sous-traitance qui constitue selon elles une solution sûre à un surcroît d'activité. 

A ces raisons exprimées par les entreprises à travers le questionnaire, on peut rajouter d'autres hypothèses :

-  D'une part, il semble évident qu'il existe encore aujourd'hui et de manière générale en France un manque d'information sur le travail à distance, ce qui explique en partie la frilosité des entreprises,

-  d'autre part, parmi les entreprises qui n'ont pas testées encore le Télétravail dans leur structure, c'est à dire pour la majorité de celles qui ont été interrogées, il reste très difficile d'établir des prévisions quant à ce qui se passera dans quelques années dans leur société. Par conséquent, il convient d'analyser les chiffres avec beaucoup de prudence car réaliser des prédictions en matière d'organisation du travail reste quand même très aléatoire.

5°) Êtes-vous connecté à Internet ?

- Pour 67 % des interrogés, la connexion à Internet est existante dans leur structure. 

- Pour 23 %, elle n'est pas prévue et pour 10 % environ, cette connexion est prochaine.

 Si on analyse les réponses fournies à cette question, on peut rapidement mettre en évidence une contradiction concernant la non-expérimentation du télétravail évoquée précédemment (à la question 4) par les entreprises. En effet, 10 % évoquent leur manque d'équipement comme raison à la non utilisation du travail à distance. Il semble facile de se retrancher derrière un manque d'équipement pour répondre à cette question qui a embarrassé les sondés, c'est indéniable, plutôt que de répondre franchement qu'il existe un problème de confiance par exemple dans l'organisation d'un système de travail à distance.

Par contre à la question 5, il est valorisant de mettre en évidence une connexion à Internet. La question n'est plus vraiment problématique.

6°) Sur les 67 % des interrogés qui ont déclaré posséder Internet, on a cherché à connaître de manière plus fine l'utilisation qui en était faite.

Cette question étant ouverte, on a réalisé un tri manuel et on a pu classer les réponses fournies en trois rubriques :

- En première position, on trouve l'aspect "communication" via Internet en interne ou en externe (messagerie : envois d'E-mails) avec 46 % (ce qui correspond à la tendance nationale).

Puis, en deuxième position, 32,5 % des personnes interrogées disent réaliser des recherches diverses dans le cadre de leur travail. Internet est utilisée en tant que gigantesque Base de données et d'informations à l'aide parfois de moteurs de recherches.

La consultation de sites de manière extra-professionnelle occupe la troisième place avec 11 %.

Il est à souligné qu' à cette question, certaines personnes n'ont pas souhaité se prononcer sur l'utilisation qu'ils faisaient d'Internet. C'est le cas pour 17 % des sondés.

7°) et 8°) 

- 61% des interrogés possèdent un réseau de communication Intranet contre 31 % qui n'en ont pas et 7,5 % qui n'ont pas souhaité répondre à cette question.

 Les choses se compliquent à nouveau, lorsque l'on a demandé aux entreprises d'expliquer l'utilisation qui était faite de ce réseau Intranet. Ceci se traduit par un taux de non réponse de 72 % et qui ne permet bien évidemment pas d'avoir une analyse fiable sur le sujet.

 Il apparaît cependant qu'à 25,5 % le réseau Intranet soit utilisé principalement pour la communication interne (messagerie) et de façon très marginale pour le reste.

 En effet, les notions de formation "en interne" ou de "télétravail" (bien que le mot ne soit pas tout à fait adéquat dans cette situation) n'obtiennent que de piètres résultats : 3 %.

9°) Cette question aborde l'aspect sous-traitance de certaines activités à un Télécentre :

- Une fois de plus les entreprises restent très prudentes et frileuses sur le sujet.  

- 83,5 % ont choisi de répondre "non" pour se décharger de certaines tâches via un  Télécentre.

 Les entreprises semblent mal informées sur les possibilités offertes pour travailler de cette façon et exposent clairement leur méfiance. Elles préfèrent opter encore pour des solutions qu'elles perçoivent comme "plus fiables" pour un surcroît d'activité comme : faire appel à des sous-traitants dans un domaine précis ( cf. question n° IV) qui eux ont une image de professionnels, envisager des solutions ponctuelles en interne ou en externe par la voie de l'intérim mais en tous les cas, pas question de solliciter un Télécentre ou un télétravailleur.

 Il est frappant ici de constater que la notion de Télécentre ou de télétravailleur n'est pas assimilée encore par les entreprises à "professionnalisme". Beaucoup de travail reste à faire dans ce domaine semble t-il.


10°) Les réponses à cette question corroborent ce qui a pu être analysé précédemment.

 En effet, il ne semble pas y avoir un réel engouement de la part des entreprises à se décharger de certaines tâches quel quelles soient.

- Les tâches administratives restent cependant celles dont les sociétés se disent prêtes avec le plus de facilité à faire appel au travail à distance en cas notamment de surcharges (cf. également la question n°3 qui permet d'aboutir à la même conclusion).

 Là encore, on retrouve les mêmes difficultés pour analyser de manière la plus correcte possible les résultats. Les réponses fournies sont très diluées et les pourcentages à étudier faibles. On peut distinguer environ 10 rubriques, dans ce qui a été énoncé  par les entreprises sans pouvoir réaliser de commentaires très pertinents

- Il est important de noter une fois de plus le taux de non réponses à cette question : 93 %. Visiblement , cette question aussi a ennuyé les interrogés.

 Ce qui peut être constaté, sans trop s'aventurer, est que les travaux lourds en frappe comme les rapports, constituent des travaux dont les entreprises se déchargent sans problèmes.

 De manière plus générale, c'est aux différentes tâches du secrétariat auxquelles les entreprises ont fait allusion.

 Il semble que le Télésecrétariat soit encore un aspect du travail à distance auquel les entreprises soient prêtes à faire appel.

  11°) Les résultats obtenus à cette question confirment encore les analyses réalisées sur les deux précédentes questions. Or, lorsque l'on a voulu affiner l'analyse et s'intéresser aux critères les plus importants pour l'entreprise pour pouvoir se décharger de différents travaux : une fois de plus, on a l'impression de se "heurter à un mûr de silence " avec un taux de non réponses de 94 %.

- Concernant les 6 % qui ont accepté de répondre à la question, ils ont verbalisé leurs difficultés à fournir un ordre de priorités entre des conditions de "délais/confidentialité/prix".  

Peut-être avons nous voulu aller trop loin dans le questionnaire en souhaitant dégager un ordre d'importance !

   12°) Cette question constitue "un filtre" permettant de cerner s'il existe "une logique" ou plus exactement, une cohérence dans les réponses fournies par les sondés.

  - Le verdict tombe. Les entreprises avouent concrètement qu'elles ne sont pas intéressées par le Télétravail à 61 %.

  Est-ce réellement un désintérêt ou une méconnaissance du domaine qui est mis en évidence par ce chiffre ? Il y a fort à parier que ce soit la seconde solution qui est une implication sur la première.

Quand on demande aux sondés le pourquoi de ceci, ils répondent :

-        que ce système n'est pas adapté à la structure de actuelle de leur société : "qu'il y a une  nécessité d'être sur le lieu de travail", "qu'il faudrait repenser toute l'organisation du travail"  ou encore que "la taille de l'entreprise est trop modeste pour cela". 

-        isolée, dans ce flot de raisons qui ne permettent pas d'utiliser le travail à distance, une entreprise se distingue en disant le pratiquer. 

13°) Cette question constitue un test sur ce que pensent les entreprises sur la Téléformation. Cette question permet en quelque sorte de prolonger l'étude réalisée sur le travail à distance.

- Décidément, il semble que nous ayons beaucoup ennuyé les entreprises avec ce questionnaire. Elles ne sont pas plus intéressées par la Téléformation que par le Télétravail, c'est logique : 85 % répondent qu'elles ne souhaitent pas avoir d'offre dans le domaine et

15 % se sont abstenues de répondre.

  Lorsque l'on cherche à savoir pourquoi, on trouve comme raison, avec la moitié des sondés qui ont accepté de répondre, que "la Téléformation est inadaptée aux besoins de l'entreprise ou que la formation en elle même ne constitue pas un objectif majeur dans leur société actuellement.

  De la même façon, certaines entreprises disent que leur entreprise est trop petite pour utiliser ce type de formation à 35 %.

  Seulement une personne a verbalisé ses craintes quant à "la détérioration du contact" par ce type de formation et une autre a dit avoir utilisé la formation à distance mais n'est pas prête à renouveler l'expérience.

Retour Haut de Page

Retour Page d'Accueil

 

 

 

 

 
   

Consultez notre enquête sur le télétravail auprés des entreprises de la région toulousaine. Résultats et commentaires dans la rubrique "Enquête"

 Orientez-vous dans le site... Ecrire à l'équipe du télétravail


Mise à jour du 04/03/2001. Y. CATHALA - ORT Toulouse.